Le cycle des incendies qu’on croyait relégué aux oubliettes revient de nouveau hanter notre quotidien. En effet, peu après 23 heures, le dimanche 15 février 2026, le feu a pris au marché de Médine. Si on ne déplore aucune perte en vie humaine, les dégâts sont, par contre, considérables et estimés, au bas mot, à une centaine de kiosques partis en fumée. Le bilan aurait pu être catastrophique n’eut été la rapidité d’intervention des soldats du feu qui se sont rendus sur le site sitôt que l’alerte a été donnée. D’ailleurs, il convient de saluer le professionnalisme de l’ensemble des Forces de Sécurité qui se sont déployées sur zone pour maîtriser le sinistre.
Sapeurs-pompiers :
« Sauver ou périr »
Au moment où le Ministre de la Sécurité et de la Protection
Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, et son collègue Moussa
Alassane DIALLO, de l’Industrie et du Commerce, se transportaient sur le
théâtre des opérations, la Protection Civile, épaulée par la Police et la
Gendarmerie, était toujours très active sur le terrain. Les gros engins et
diverses lances à eau étaient de sortie pour circonscrire le foyer de
l’incendie. Selon le Directeur régional de la Protection Civile du District de
Bamako, le Col. Sapeur-pompier Adama Diatigui DIARRA, le théâtre a été divisé
en sept zones. Et sur chaque zone d’intervention, il a été déployé au moins
deux gros engins.
Les deux représentants du Gouvernement ont visité l’épicentre
du sinistre avant de rebrousser chemin face à la fumée, la boue, les feuilles
de tôle froissées et divers encombrants qui jonchaient le sol. L’étroitesse des
ruelles, le désordre des constructions et la nature hétéroclite des matériaux
utilisés pour construire magasins, hangars et kiosques ont été des freins
évidents à l’intervention des sapeurs-pompiers dont la nuit aura été
particulièrement longue. Au départ des ministres, un épais manteau de fumée
enveloppait toujours le périmètre du marché.
Deux ministres, une
même convergence de vues
Quid des causes du sinistre ? A ce stade, il est
peut-être trop tôt et même trop hasardeux de se prononcer. Telle est, en tous
cas, l’attitude que prône le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, qui
annonce qu’une enquête est ouverte pour déterminer les causes et les
responsabilités dans ce sinistre.
Aux sinistrés, il a exprimé la solidarité et la compassion du
Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, et
du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, avant d’appeler à
la vigilance collective face à ces incendies répétitifs qui peuvent être
évités. Il a regretté les pertes que ces sinistres causent à notre économie, et
a poussé un cri du cœur : « Il est temps que cela cesse »
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce avait aussi le cœur
brisé face au spectacle de fin du monde qu’offrait le cœur du marché de Médine.
Lui-aussi a laissé libre cours à sa peine, sa tristesse et son angoisse face à
un tel sinistre qui arrive à seulement quelques jours du mois sacré du Ramadan.
Il a fait un long développement sur l’impact sur le moral des occupants, les pertes
de chiffres d’affaires, de capital et d’emplois qui en sont les conséquences
immédiates.
Lui aussi est d’avis que ces incendies cycliques doivent interroger
notre responsabilité et qu’il est plus que temps d’en tirer toutes les leçons,
tous les enseignements.
Malgré le sinistre, la solidarité s’organise autour du marché
de Médine et tous les acteurs impliqués dans sa gestion ainsi que les
notabilités sont à pied d’œuvre pour que, tel le phénix, ce haut lieu du
business dans notre capitale, renaisse de ses cendres.
Communiqué du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile relatif à la mise en service de numéros verts
Lancement du recrutement 2019 de la Protection civile